Santé publique et l’INSPQ 1 août 2010

Québec, le 1 août 2010

Santé publique

L’institut national de santé publique du Québec (INSPQ) a comme mandat d’être le centre d’expertise et de référence en matière de santé publique au Québec. Un de ses objectifs consiste à proposer des stratégies et des actions intersectorielles susceptibles d’améliorer l’état de santé et de bien être de la population.

Toutefois dans le cas du recours collectif des citoyens de Shannon contre le gouvernement fédéral concernant la présence d’un taux élevé de trichloroéthylène (TCE) dans la nappe phréatique il semble en être différent. En effet, même s’il ne sont pas des intimés dans le dossier, il est étonnant de constater que l’INSPQ, au lieu d’aider les citoyens à se défendre, a commander des contre-expertises aux études déposées en cour par le Regroupement des citoyens.

Même si ces études devaient au préalable servir à l’évaluation de l’état de santé de la population de Shannon les résultats rendus publiques en font autrement et l’INSPQ a vite affirmé qu’aucun cancer décelé à Shannon ne peut avoir été causé par le TCE.
De quel droit les experts de l’INSPQ peuvent critiquer les méthodes utilisées dans les rapports du le Dr Raymond Van Coillie qui n’en démord pas de ses conclusions scientifiques. Il va de soi que cette décision a donnée des armes au gouvernement fédéral et leurs procureurs se sont empressés de déposer ces études au tribunal.

Il ne faut pas oublier qu’en mars 2010 les avocats de l’armée et de ses sous-traitants ont essayé de faire avorter le recours collectif des citoyens de Shannon, qui fut autorisé par le tribunal en 2007.

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