Québec, le 14 mai 2009

Vite un commissaire à l’éthique

Le gouvernement libéral de Jean Charest s’est sauvé d’une enquête publique sur la corruption dans le monde de la construction en nommant le juge Bastarache responsable de la commission sur la nomination des juges. Lors de son allocution au congrès de l’Union des Municipalités le premier ministre s’est plaint que son gouvernement a été la cible de plusieurs critiques exagérées et a tenté une nouvelle fois de tourner la page sur ses difficultés des derniers mois, en affirmant qu’il souhaite adopter d’ici l’été un code d’éthique pour les députés.

Par contre depuis plus d’un an les différents partis d’opposition au gouvernement du Québec réclament à grands cris la nomination d’un commissaire chargé d’étudier les déclarations d’intérêts des députés et de faire des recommandations en vue de l’élaboration d’un code d’éthique. Mais Jean Charest a procédé à l’inverse car depuis 2003 il a modifié les règles d’éthique, sans analyse, afin de permettre à des ministres de son cabinet de faire des affaires avec le gouvernement.

Les faits dénoncés depuis un certain temps dans les médias démontrent très bien que les critiques ne sont pas exagérés et que son gouvernement a atteint la limite de l’intolérable. Vite un commissaire à l’éthique et des règles strictes afin que l’on sache réellement comment on dépense notre argent, gagné à la sueur de notre front. Si le premier ministre a nommé le juge Bastarache en une semaine il peut agir aussi rapidement pour le commissaire à l’éthique