Québec, le 30 août 2009
Charest 4
Une popularité incompréhensive

Un sondage récent nous apprenait que le gouvernement libéral du Québec a la ferveur populaire avec plus de 44% d’appuis. Le parti Québécois demeure opposition officielle avec 33% et les autres partis reçoivent un pointage marginal. Un résultat incompréhensif si on tient compte que les libéraux ont relancée la province dans un déficit de plus de 4 milliards de dollars et que leur chef Jean Charest est pratiquement absent de la scène. On constate que depuis l’épisode des trois paires de mains sur le gouvernail, le navire n’a tout simplement plus de capitaine. Le premier ministre a laissé ses ministres Forget, Bachand, Bolduc et autres se débrouiller seul avec leurs problèmes.

Il est vrai que les gens oublient vite car il n’y a pas si longtemps les dirigeants de la caisse de dépôt et placement (CDP) nous annonçait des pertes de 40 milliards de dollars quelques temps après la présidente du conseil du trésor Madame Jérôme Forget démissionnait. Après avoir modifié les règles régissant les fonds d’investissements économique régional (FIER) en 2004, des investissements incongrus ont été dénoncés. Comme exemple de ce dérapage, le FIER-Estrie avait versé 250 000 $ à une entreprise de Montréal l’hôtel de luxe Muzo pour chiens et chats urbains à Montréal. Investissement Québec qui nous coûte cher n’a rien vu venir.

Ceux qui ont répondus au sondage ont oublié les démissions de l’équipe de Jean Charest. En effet après M. Louis Pichette, qui a dû démissionner du cabinet pour avoir empoché 8000 $ d’une firme de communication et, par la suite, deux autres démissions ont suivis. Le premier était à l’emploi du Groupe Everest au moment même où la vérificatrice générale, Sheila Fraser, s’apprêtait à faire éclater au grand jour le scandale des commandites. Le deuxième était à l’emploi d’Alfonso Gagliano de 1997 à 2002, soit en plein cœur des opérations douteuses scrutées par la commission Gomery. Ironie du sort, le Ministre Jacques Dupuis s’était retrouvé une situation semblable en 2003, lorsqu’il avait signé un contrat avec l’entreprise de son attaché de presse.

Les ministres Line Beauchamp et Christine St-Pierre s’étaient excusées pour leur manque de vigilance quant aux dépenses extravagantes du président de la SODEC, Jean-Guy Chaput. En effet, Monsieur Chaput s’était payé un somptueux voyage au festival de Cannes: une chambre d’hôtel à 1330 euro la nuit avec vue sur la mer, 3000 $ de repas de midi au Festival et autres dépenses dont le simple citoyen ne peut se permettre.

Tout récemment le tollé soulevé sur les dons versés par Hydro-Québec à des collèges privés. En effet nous apprenions que la société d’état devait faire un don de $250 000 au Collège Notre-Dame, à Montréal. Toutefois, le PDG d’Hydro-Québec, Thierry Vandal, a des liens avec cet établissement d’enseignement secondaire car il est le président du C. A. et y a été élève.

C’est ça gouverné le Québec?