Québec, le 8 octobre 2010
Bombardier-Transportation-rail-bogies-order-DMRC
Une loi spéciale purement politique

Le gouvernement de Jean Charest avait hâte de mettre fin à l’interminable saga des voitures du métro de Montréal. Son vœu fut exaucé en début de soirée le 6 octobre avec l’adoption à l’unanimité à l’Assemblée nationale d’une loi spéciale qui permettra l’octroi de gré à gré du contrat au consortium Bombardier-Alstom.

Il va de soi qu’à l’arrière de cette loi spéciale se cache l’action politique de la prochaine élection partielle dans le comté de Kamouraska-Témiscouata qui aura lieu bientôt suite au décès du ministre Claude Béchard. Tous les partis ont endossé ce projet de loi afin de ne pas subir la grogne des électeurs de ce comté qui attendent avec anxiété ce contrat afin de relancer l’usine de Bombardier.

Par contre cette décision unilatérale du gouvernement Québécois ne fait pas l’affaire des autres soumissionnaires qui, selon leurs représentants, auraient pu faire sauver des centaines de millions de dollars au gouvernement du Québec. Il ne faudrait pas que les autres provinces ou pays fasse de même pour les prochains contrats car bombardier pourrait de nouveau tomber dans des problèmes majeurs. Il ne faut pas oublier qu’en avril 2003, Bombardier avait conclue le plus gros contrat de son histoire pour le métro de Londres d’une valeur près de 8 milliards $.

J’espère également que cette façon de procéder ne nuira pas aux valeurs de base qu’avait implantée Joseph Armand Bombardier. En effet parmi ses valeurs fondamentales existaient l’intégrité et conformité à l’éthique en tout temps afin de mériter la confiance et le respect des clients, des actionnaires, des fournisseurs, des collègues, des partenaires et des collectivités. L’entreprise s’engageait à faire preuve de jugement, de professionnalisme, de rigueur, de discipline personnelle, de persévérance et d’esprit d’équipe.