Québec, le 28 février 2011

Un tyran paranoïaque

Après la destitution de Ben Ali en Tunisie et la chute de Hosni Moubarak en Égypte il semble que le peuple libyen est confronté à un des cas clinique des plus aboutis en Mouammar Kadhafi. En effet ce dictateur au commande du pays depuis 42 ans est un criminel de guerre, sanguinaire, meurtrier, tyran paranoïaque, lâche et à la limite de la folie furieuse.
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Ce parano avoue qu’il n’est pas un président, n’est pas un être normal contre qui on peut mener des manifestations mais bien le chef de la révolution, synonyme de sacrifices jusqu’à la fin des jours. À cet effet, dans ce discours confus et véhément il affirme qu’il n’est pas question de quitter le pouvoir comme l’ont fait d’autres dirigeants du monde arabe. Il a de plus invoqué qu’il était au-dessus des postes des chefs d’État, qu’il n’avait pas le titre de président pour démissionner plutôt un révolutionnaire, un Bédouin avec lui-même et son fusil.
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Personne n’a pu prévoir ce qui s’est passé en Libye ni ce qui s’est passé il y a quelques semaines en Tunisie et en Egypte, et personne ne peut prévoir ce qui va se passer ailleurs dans ce monde arabe. Quel dictateur ou pays seront les prochains, le roi du Bahrein Ben Issa Al-Khalifa, le président Ali Abdullah Saleh du Yemen ou celui de l’Algérie Abdelaziz Bouteflika?

Nous sommes loin de la pérestroïka dans cette partie du monde.