Québec, le 17 novembre 2010
levesque
Un triste retour

La démocratie est en crise au Québec car le taux de participation à tous les niveaux politique est en baisse dans la foulée de tous les scandales qui ont accablé ce monde depuis un certain temps. Nous sommes à même de constater que la série d’allégations de favoritisme, collusion et corruption a entraîné des échanges de plus en plus acrimonieux entre les leaders politiques du Québec.

Un triste retour en arrière car jusqu’en 1960, le Québec vivait dans une société cléricale, peu scolarisée, antisyndicale où patronage et politique faisaient bon ménage. C’est René Lévesque qui fut le bâtisseur de notre fierté oubliée. De plus son action démocratique avait épurée les effets pervers que pouvait entraîner le favoritisme et a mis rapidement fin à la vieille tradition duplessiste en refusant de se laisser acheter par des compagnies peu scrupuleuses. Il a démocratisé l’octroi de contrats publics, encadré les dépenses des partis politiques et règlementé le financement des partis politiques.

Même si notre démocratie est l’une des plus saines de la planète par ses pratiques électorales intègres notre monde politique québécois est malade et le symptôme de la maladie se situe en amont et non en aval. Le pouvoir politique semble être réservé à une certaine élite tandis que le citoyen ordinaire ne fait que soumettre ses intentions et ses préférences dans le choix de ses représentants par son droit de vote.

De ce fait il faut de nouveau reprendre notre fierté et notre dignité perdue et renouveler notre histoire de persévérance.