Un registre s’impose

Il y a 29 ans aujourd’hui le Québec subissait la tuerie la plus meurtrière de l’histoire du Canada. Le 6 décembre 1989 Marc Lépine (Gamil Gharbi) fait irruption à l’école polytechnique de Montréal et tue sur le champ 14 femmes, en blessant 10 autres femmes 4 hommes pour ensuite se suicider.

Un registre Canadien des armes à feu fut créé en 1995 par le gouvernement libéral de Jean Chrétien dans la foulée de cette tuerie et des pressions du groupe pour un registre des armes à feu. Lors du changement de gouvernement celui des conservateurs de Stephen Harper avait fait adopter le 15 février 2012 la loi C19 abolissant le registre canadien des armes à feu détruisant ainsi l’ensemble des données.

Sans réintroduire le registre, en mars 2018 le gouvernement libéral de Justin Trudeau a présenté un nouveau projet de loi le C-71 rétablissant l’obligation pour les armuriers de conserver des registres de leurs ventes, indiquant qui a acheté quelle arme. Personne n’est en mesure de dire pourquoi ce projet virevolte au sénat depuis 7 ou 8 mois. Est-ce encore le lobby des armes à feu qui fait pression sur les sénateurs conservateurs?

En 2017 le gouvernement du Québec avait l’intention de créer son propre registre des armes à feu et avait engagé une firme privée pour traiter la paperasse générée par ce registre. Est-ce que le nouveau gouvernement de la CAQ continuera sur cette lancée?