15 juillet 2016

Un pont deux visions

En juin 2016 le ministre responsable de la Capitale-Nationale pour le gouvernement du Québec François Blais déclarait que le pont de Québec finira par tomber si on le laisse rouiller encore pendant des années. En juillet Jean-Yves Duclos ministre fédéral porteur du dossier du pont de Québec a mentionné que la sécurité du pont de Québec est garantie, même sans peinture, jusqu’en 2053.
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Pourtant en novembre 2008 quatre ingénieurs de la firme de génie-conseil Delcan avaient passé une dizaine de jours à examiner le pont sous toutes ses coutures et avaient remarqués des poutres et des plaques d’acier perforées et des boulons grugés par la rouille. De rapport en rapport sur l’état de la structure depuis les années 90, les ingénieurs notent que la progression de la rouille s’accélère.

En campagne électorale, Justin Trudeau avait promis de trouver une solution avant le 30 juin 2016 sans quoi son gouvernement prendrait ses responsabilités. Le ministre Duclos avait déjà répété haut et fort que toutes les options étaient ouvertes dont la reprise de possession du pont. Toutefois le premier ministre l’avait ramené à l’ordre en mentionnant que l’achat ne constituait pas une option.

Le maire Régis Labeaume veut inviter un ingénieur français Michel Virlogeux, grand spécialiste des ponts en France, à inspecter le pont de Québec. M. Virlogeux est d’avis que la peinture d’une structure en acier comme le pont de Québec est nécessaire à sa durabilité car sans protection il tombera.

Un certain Gustave Eiffel avait donné la recette pour l’entretien des ouvrages en fer: Toujours garder le métal à l’abri des éléments en le protégeant avec de la simple peinture et tous les sept ans la célèbre tour est repeinte.