10 février 2016

Un jeu dangereux

Dans le dossier du recours collectif des citoyens de Shannon contre le gouvernement fédéral concernant un lien entre le taux élevé de TCE dans la nappe phréatique et la présence de cancer l’institut national de santé publique du Québec (INSPQ) ne joue pas son rôle. Rappelons-nous que lors du recours collectif trois études de la santé publique avaient servi à la défense nationale pour établir qu’il n’y avait pas de lien entre le TCE et les cancers du cerveau.
Improvisation
En 2012 le juge Bernard Godbout avait donné en partie raison au RCS en accordant $15 000 pour les citoyens de Shannon infectés mais seulement pour l’année 2001. Insatisfait du jugement le RCS avait décidé de porter en appel le jugement de la cour supérieure. L’INSPQ avait alors changé d’idée et mis sur pied un comité d’experts internationaux pour savoir si les cas de cancer y sont plus nombreux qu’ailleurs au Québec et si le TCE a pu y jouer un rôle.

Les résultats préliminaires de l’étude sont maintenant connus et à l’aube de leur appel le RCS voulait faire admettre ces résultats en preuve. L’INSPQ s’y oppose et mentionne que ce n’est qu’un document de travail.

Je déplore qu’au lieu d’empêcher les citoyens de Shannon de revivre leur calvaire qui perdure depuis plus de 50 ans l’INSPQ s’acharne à l’inverse.