Québec, le 13 avril 2011
Campagne électorale
Un débat inutile et sans contenu

Le premier débat télévisé pour l’élection fédérale de 2011 n’a pas donné de valeur ajoutée à la campagne électorale. En effet Stephen regardait la caméra et semblait sur de lui, Michael Ignatieff essayait d’attaquer sans savoir ou il allait vraiment, Jack Layton voulait bien paraître en souriant de gauche et à droite et Gilles Duceppe dans son anglais Québécois se demandait ce qu’il faisait là.

De ce fait les petites chicanes auxquelles Jack Layton et Michael Ignatieff se sont adonnés durant le débat étaient inutiles, agaçantes, et même que la plupart du temps elles étaient sans significations pour les canadiens. C’est le bon vieux Jack qui a initié une de ces disputes essayant de démarquer le NPD du Parti libéral dans l’esprit de l’électorat mais le chef libéral, en se défendant, attaquait Stephen Harper.

Je crois que les Canadiens voulaient entendre autre chose que ces balivernes et ces chicanes sans contenu. Quel les engagements des chefs sur les le contrôle des profits des banques, sur les moyens de lutter contre la dette, sur l’assurance emploi, sur la réduction du taux de chômage.

Personne n’a questionné Stephen Harper sur le fait de perdre son siège aux Nations Unies, sur la réputation négative du Canada en matière d’environnement et sur sa décision de demeurer en guerre en Afghanistan. Mais non Layton et Ignatieff se sont cuisinés pendant de longues minutes à propos de ce que leur parti avait déjà dit ou pas dans la campagne.

M. Harper s’en est tenu à ses principaux arguments et n’en a jamais dévié en parlant d’une élection inutile et que seul un gouvernement conservateur majoritaire peut réussir à sortir de la crise. Une prestation classique de Gilles Duceppe dans le débat en anglais. Moins percutant que d’habitude, il a porté beaucoup d’attention à Jack Layton et le gardait à l’œil plus que d’habitude puisque le NPD peut faire mal aux Bloc Québécois.