Québec, le 30 avril 2009

Vite un commissaire à l’éthique

Les différents partis d’opposition au gouvernement du Québec réclament à grands cris la nomination d’un commissaire chargé d’étudier les déclarations d’intérêts des députés et de faire des recommandations en vue de l’élaboration d’un code d’éthique. Le premier ministre du Québec Monsieur Jean Charest procède à l’inverse car depuis 2003 il a modifié les règles d’éthique, sans analyse, afin de permettre à des ministres de son cabinet de faire des affaires avec le gouvernement. C’était pourtant une promesse libérale de s’assurer que les contribuables auraient une vision transparente des agissements de leurs représentants à l’Assemblée nationale qui se comportent comme s’ils étaient membres d’un club sélect.

Souvenons nous du cas de Philippe Couillard qui, avant de partir, avait signé deux décrets favorisant le développement des cliniques privées et aujourd’hui travaille pour le propriétaire des cliniques privées de santé Medisys. Celui de Pierre Corbeil, qui occupait le poste de ministre des Ressources naturelles et après sa défaite dénichait un emploi de conseiller à la compagnie Canadian Royalties. Le premier ministre Jean Charest avait émis une directive en 2003 interdisant durant deux ans à un ministre d’accepter une fonction dans une entreprise avec laquelle «il a eu des rapports officiels et directs et importants» comme ministre.

Comment passer sous silence le fait que Monsieur Charest percevait un salaire annuel de 75000 dollars du Parti libéral du Québec, en plus de celui de premier ministre. Que dire de la double rémunération du chef de l’opposition officielle Mario Dumont qui touchait un salaire de 50000 dollars de l’ADQ en plus de son salaire de chef de l’opposition.

Nous apprenons ce matin par les médias qu’une bonne partie des fonds d’investissement régional (FIER) destiné à soutenir l’économie de Saguenay Lac-St-Jean a profité à des entreprises de Montréal appartenant à des libéraux.

Vite un commissaire à l’éthique et des règles strictes afin que l’on sache réellement comment on dépense notre argent, gagné à la sueur de notre front.