21 juin 2012

Tirer sur le messager

Nous avons compris par le témoignage de Jacques Duchesneau avec quels moyens minimalistes l’ancien patron de l’unité anticollusion (UAC) a travaillé et comment il a failli claquer la porte. Nous avons également saisis que sans lui, il n’y aurait pas eu de rapport et par ricochet pas de commission d’enquête car Jean Charest n’en voulait pas.
Duchesneau
Dès le début de son mandat, Jacques Duchesneau a perdu des mois précieux à se battre contre la machine qui l’avait pourtant embauché. Maintenant que son rapport est produit et que la commission d’enquête a été créée il est attaqué de toutes parts par les avocats des différents partis politiques, du gouvernement et de plusieurs entreprises de construction.

On tire sur le messager car son but était de pointé du doigt l’endroit ou il y avait de la corruption mais les intervenants ne regarde que le doigt et ne vont pas au fond du problème. D’ailleurs la commission a ajournée ses travaux sur des questions sans valeur ajoutée tel que la présence ou non d’une salle de bain ou d’une cuisinette dans le bureau.

Est-ce qu’à la reprise de la commission on attaquera le cœur du problème et que laissera de côté les menus détails?