Québec, le 20 juin 2010
jean_lesage2
Souvenir impérissable

J’avais 15 ans en 1960 à l’époque de la révolution tranquille et les citoyens de la paroisse Saint-Martyrs Canadiens ou nous demeurions ont côtoyés presque tous les jours ce charismatique personnage qu’était Jean Lesage. En effet tout d’abord en tant que camelot du Devoir je livrais le journal à la famille Lesage de la rue Bougainville et Monsieur Lesage avec son beau facial rouge m’ouvrait la porte à presque tous les matins en me souhaitant une bonne journée. De plus tous les matins on le voyait passé mains dans la main avec son épouse dans la cour arrière de notre demeure sur la rue Saint-Cyrille de l’époque pour la messe de 8 heures à l’église des Saint-Martyrs.

Même si cela fait déjà 50 ans je m’en souviens comme si c’était hier. En effet c’est aux élections du 22 juin 1960 lorsque les libéraux menés par Jean Lesage ont pris le pouvoir avec 51 sièges et 51% du vote, mettant fin ainsi à l’emprise de l’Union nationale (UN), que l’ère de la révolution tranquille débuta. Pour se faire, le Parti libéral du Québec avec comme premier ministre Jean Lesage élaborèrent un programme résolument réformiste sous le thème « C’est le temps que ça change ».

La Révolution tranquille proposait une recomposition de la modernité. Elle s’articulait autour de quatre grandes orientations qui ont marqués un changement de cap par rapport aux orientations traditionnelles qui avaient guidé le Québec durant la période précédente.
D’abord, elle met en place une réorganisation totale de l’appareil étatique québécois, dans tous les secteurs d’activité et dans toutes les régions. Cette réorganisation est caractérisée par la création de nouveaux programmes dans le domaine de la santé et des services sociaux, l’établissement d’un système scolaire plus centralisé, la création d’instruments d’intervention en matière économique, l’établissement d’une politique culturelle ainsi que la mise en place d’une politique étrangère québécoise dans les domaines de compétence qui lui sont reconnues par la constitution canadienne.

Cinquante ans plus tard les libéraux de Jean Charest aimeraient bien vivre une telle situation de popularité afin d’essayer de faire oublier les nombreux scandales qui ont éclaboussés son gouvernement au cours de la dernière session parlementaire.