Québec, le 3 décembre 2009

Qui mène Harper ou Obama?

Quelques mois après avoir reçu le prix Nobel de la paix le président des États-Unis d’Amérique Monsieur Barack Obama renforcit l’effort de guerre en Afghanistan en envoyant 30 000 soldats portant ainsi à 100 000 le nombre d’américains engouffrés dans cette guerre stupide. Ce nouveau chef de guerre veut frapper fort car les 30 000 soldats supplémentaires devront être à pied d’œuvre dès le printemps. Dans le même discours de paix Monsieur Obama prépare aussi une sortie car ces renforts reviendront supposément aux États-Unis d’ici 18 mois.

On s’aperçoit qu’à l’instar de ses prédécesseurs, les discours varient mais les actions demeurent les mêmes soient d’entretenir la machine de guerre. Est-ce un nouveau Viêt-Nam? En effet le nouveau prix Nobel de la paix Barack Obama a donc revêtu son uniforme de commander in chief et d’un ton dramatique, le président a invoqué, cette semaine, l’intérêt national vital et le spectre de nouveaux attentats. Dans la même allocution c’est avec humilité, qu’il a dû reconnaître que les talibans ont fortement reconstitué leurs forces.

Comment peut-il maintenant nous vendre l’idée d’un retrait des troupes de l’Afghanistan lui qui défendait, lors de la course à la présidence, un retrait sans condition des troupes de l’Irak. Il rajoute que la nouvelle stratégie de lutte contre l’insurrection n’est plus qu’une action militaire d’éradiquer les talibans mais celui de conquérir les cœurs et les esprits. De ce fait les alliés tiendront la victoire acquise lorsqu’un gouvernement central non corrompu et efficace sera accepté par les différentes populations afghanes. Est-ce que c’est à contrecœur qu’il devient chef de guerre afin de satisfaire tout le monde la population américaine, les républicains, les démocrates et les dirigeants afghans?

Que fera le Gouvernement conservateur de Stephen Harper face à cette nouvelle montée de violence lorsque la chambre des communes à Ottawa préconisait un retrait des troupes en février 2011. Par contre le président Obama donne au Canada l’occasion parfaite de se retirer de ce bourbier par l’envoi de ces milliers de soldats. Le Canada a fait sa part et a tenu le fort tant bien que mal en attendant cette relève. Il ne faut pas oublier que 130 de nos valeureux soldats ont trouvés la mort depuis le début de la mission en 2002.

Soucieux de son image, le premier ministre Canadien esquive les questions concernant la confirmation du retrait des troupes ou l’envoi de nouvelles comme le demande le président américain. Il va de soi que Barack Obama espère un effort plus accru des forces de l’Otan afin que chaque pays membre assument leur part du fardeau.