Québec, le 29 mai 2008

Qui a allumé la mèche?

Le maire de la ville de Québec Monsieur Régis Labeaume s’indigne du fait qu’un document concernant la délivrance d’un permis pour des travaux à sa demeure de Sillery ait été envoyé aux journaux et il demande une enquête interne. Même s’il a la mèche courte et la gâchette rapide monsieur le maire est le propre artisan de ses malheurs en ayant mis le feu aux poudres.

En effet il a décidé de négocier publiquement les conditions de travail de tous ses employés en dénonçant, par une lettre personnelle parut dans les journaux accompagnée de différentes capsules, les conditions de travail de ses employés. Je ne crois pas que de monter la population contre les travailleurs est une bonne façon de rendre à terme des nouveaux contrats de travail. La gestion d’une ville passe avant tout par une bonne harmonie avec ses employés et comment en 2008 cette harmonie reviendra telle?

Oui la population a élit Monsieur Labeaume à la mairie mais c’était pour du changement et non pour tout chambarder et créer de l’anarchie. De ce fait, le syndicalisme ne doit pas être une lutte de pouvoir mais bien des négociations afin de protéger des acquis. Il faut que les syndiqués comprennent qu’il y a des limites à se faire de nouveaux acquis sur le dos de la population qui est largement taxée et en a ras le bol. De la même façon les employeurs doivent comprendre qu’enlever des acquis durement gagnés c’est une limite difficile à franchir. Il faut que toutes les parties s’assoient aux tables et se parlent.

Il n’est peut-être pas trop tard Monsieur le maire avec votre exécutif pour rétablir la situation car cette façon de procéder n’est pas rentable.