Québec, le 14 avril 2010

Question de santé et sécurité

L’administration Labeaume veut désyndiquer le premier palier de gestion dans les casernes soit 76 postes de lieutenants et de capitaines et les convertir en postes de cadres. Cette façon de procéder est ni plus ni mois qu’une désyndicalisation par la porte d’en arrière. Je suis entièrement d’accord avec le président du syndicat des pompiers, Éric Gosselin dénonçant cette façon de procéder.

Il faut que l’administration Labeaume arrête de chiquer la guenille sur le dos des pompiers et mettre en place le schéma de couverture de risque adopté le 19 septembre 2005 après une consultation publique en novembre 2004. Les pompiers ont démontrés depuis tout ce temps que le schéma de couverture de risques doit être appliqué dans son ensemble afin d’assurer la sécurité des citoyens. Ce n’est pas en nommant ces nouveaux cadres que je me sentirai plus en sécurité comme citoyen. De plus cette opération engendrera des dépenses de plus d’un demi-million de dollars à la ville.

Il n’est aucunement fait mention dans le schéma de risque de couper le nombre de pompiers mais bien d’optimiser les ressources consacrées à la sécurité incendie. Par contre suite aux fusions municipales il a été démontré qu’il y a un manque de ressources sur tout le territoire et une insuffisance de casernes. À cet effet, le schéma de couverture de risques suggérait au final une organisation à 19 casernes et près de 500 pompiers et ainsi 96 % des citoyens auraient droit à une réponse de quatre pompiers en cinq minutes ou moins.

Toutefois cinq ans plus tard, l’administration Labeaume éliminerait deux projets de caserne, dans l’est de Charlesbourg et à Cap-Rouge et diminuerait le nombre de pompiers en agissant à sa façon et sans étude.

On constate, encore une fois, que le conseil de ville gère au jour le jour et que le maire décide sans aucune planification. De la même façon qu’il a dénigré ses employés et décidé de maintenir les primes de 1,6 M$ voir même d’augmenter le salaire des cadres il met la santé et sécurité des citoyens en dangers. Après avoir fait installer des défibrillateurs dans ses arénas l’administration de la ville remet en cause l’activité de premiers répondants des pompiers.