30 octobre 2015

Presqu’un OUI

Il y a 20 ans la population du Québec est venue bien proche d’avoir le droit et le pouvoir d’enclencher le processus faisant du Québec un pays. Il faut se rappeler du caractère exceptionnel de la participation électorale au cours du référendum de 1995 avec 93,5 % des électeurs qui ont voté. Je m’en souviens car j’étais dans l’organisation politique du OUI dans le comté de Vanier et le résultat fut 55% pour le OUI et 45% pour le NON.
Referendum
Comme Jacques Parizeau j’étais d’avis que le facteur linguistique fut déterminant pour expliquer les comportements électoraux. Le résultat du référendum a été très serré (50,6% au NON et 49,4% au OUI), 80 circonscriptions ont voté OUI et 45 ont voté NON.

Alors que presque toutes les régions du Québec ont appuyé le OUI, dans la région de Montréal la tendance du vote suit les frontières linguistiques. Des 45 circonscriptions qui ont voté NON, on n’en compte que 12 ayant une proportion de francophones supérieure à celle de l’ensemble du Québec.

Le camp du NON fut envahies par les forces ayant un contrôle financier soient chefs de grandes entreprises, milieux d’affaires, chambres de commerce, conseil du patronat, banques, capital financier et le reste du Canada. Le camp du OUI fut appuyé par le peuple ordinaire avec les organismes tels mouvement syndical, mouvement féministe, groupes populaires, la majorité des intellectuels des artistes et autres populaires.

Le livre de Lester et Philpot publié en 2006 démontre à quel point le Gouvernement Libéral a dépensé sans commune mesure pour aider le camp du NON lors du référendum de 1995. Ce scandale s’ajoute aux millions engloutis par le programme des commandites et dont le juge Gomery l’a relaté dans son rapport.