Québec, le 17 juin 2010

Partisannerie politique

Le peu de crédibilité qui restait sur la commission Bastarache vient de disparaître en empêchant une participation du Parti Québécois (PQ) ce qui donne entièrement raison à Marc Bellemarre lorsqu’il parlait de piège à cons et de partisannerie politique. Qui maintenant pourra poser des questions non partisanes à Jean Charest sur son implication directe ou indirecte concernant la nomination des juges?

Il est facile maintenant de comprendre pourquoi le premier ministre ne voulait pas d’une commission parlementaire dont l’opposition officielle aurait participée et aurait peut-être posé des questions embêtantes pour le gouvernement. Même si Jean Charest se dit prêt à enlever le serment officiel de l’ex-ministre de la justice et procureur général du Québec il n’en demeure pas moins que la commission Bastarache a un mandat très restreint et Marc Bellemarre ne pourra sortir des limites très strictes de la commission.

C’est d’autant plus injuste que le juge Bastarache enquêtera de 2000 à 2010 donc une période de trois ans au cours duquel le Parti Québécois était au pouvoir. Une fois de plus une coûteuse commission qui ne donnera rien.