Québec, le 18 octobre 2010

Nos mœurs politiques

Après le repos des vacances 2010 nos députés provinciaux ont déclarés vouloir améliorer les débats à l’assemblée nationale suite aux échanges incongrus et disgracieux de la dernière session parlementaire liés à la corruption dans le monde de la construction. Toutefois le gouvernement libéral majoritaire de Jean Charest a remis le feu aux poudres en passant sous bâillon le projet de loi 103 renommé 115.
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De ce fait, sans apparence d’urgence, l’imposition sous bâillon de ce projet de loi touche les cordes sensibles du dossier linguistique et fait vibrer les colonnes du temple. Il n’en fallait pas plus pour que des éléments radicaux de la population s’agitent et fasses remonter à la surface les douloureux souvenirs des évènements d’il y a 40 ans.

En effet le 16 octobre 1970 pour la première fois au pays, à la demande du premier ministre du Québec Robert Bourassa le premier ministre du Canada Pierre Elliot Trudeau, proclame la Loi sur les mesures de guerre en temps de paix. Cette loi agressante enlevait toute liberté d’expression et d’agissement à la population.
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Dans la même lignée le 18 octobre 2010 suite à des pressions de la communauté anglophone du Québec et de la cour suprême du Canada le premier ministre du Québec Jean Charest proclame une mesure de guerre linguistique en imposant sous bâillon la loi 115 amenuisant ainsi l’application de la chartre de la langue française (loi 101).

Comment peut-on détourner l’attention sur la corruption de notre gouvernement libéral c’est d’attaquer en traitant l’opposition de radicaux?