Québec, le 2 mai 2010

Négligence criminelle

Au moment ou toutes les grandes puissances du monde font l’unanimité sur la réduction des gaz à effet de serre et sur la diminution de la pollution de toutes sortes les pétrolières avides de profits font preuve de négligence extrême dans l’exploitation pétrolifère. En effet le désastre provoqué par l’explosion et le naufrage de la plate-forme Deepwater Horizon, exploitée par British Petroleum (BP), se compare et dépasse les catastrophes de l’Exxon Valdez en 1989 dans le détroit du Prince Williams en Alaska et du naufrage de l’Erika en 1999, dont les responsabilités respectives incombaient à l’Américain Exxon Mobil et le Français Total.

Ce n’est pas vrai qu’en 2010 les multinationales ne sont pas capable d’établir des doubles ou triples protections de leurs installations respectives afin d’éviter ces erreurs humaines et ces désastres écologiques sans précédent. En plus de subir les foudres de dame nature la population mondiale doit endurer cette négligence criminelle au détriment des intérêts monétaires de ces exploitants. Cette plate-forme qui a coulée le 22 avril contenait 2,6 millions de litres de pétrole, extrayait près de 1,27 million de litres par jour et la nappe de pétrole qui s’en échappe couvre maintenant 1500 km2. De plus les garde-côtes ont découvert une nouvelle fuite, estimant à 800 000 litres le volume de pétrole se déversant toujours dans la mer.

Démontrant une négligence certaine dans les mesures de prévention ces pétrolières n’ont même pas le plan de mesure d’urgence extrême pour faire face à ces catastrophes liées à leur capacité de production et à leur désir de produire davantage. Les spécialistes mentionnent que si la colonne montante se détériore encore plus, le flot de pétrole pourrait devenir incontrôlé et libérer dix fois plus que les 800.000 litres actuels par jour.

Il faut que les Gouvernements établissent immédiatement des règles sévères afin d’éviter que de nouveaux évènements catastrophiques de ce genre surviennent et détruise la vie.