Québec, 7 mars 2006

Ne pas se laissez duper

L’article de Jean-Marc Salvet parut dans le soleil du 6 mars intitulé des sonnettes d’alarme me fait réagir. Je suis d’accord pour dire que la désinstitutionalisation est un phénomène de société et qu’il faut être vigilant sur la façon de le gérer et d’humaniser les soins accordés à ceux et celles qui la vive. Toutefois, que les policiers en fassent un cheval de bataille pour les prochaines négociations de leurs conditions de travail c’est un peu facile. Oui il est déplorable qu’une policière ait eu un problème avec un individu lié à la désins mais d’après moi les plus dangereux ne sont pas là. Tous les jours les policiers et policières vivent des situations difficiles et parfois dangereuses venant de toutes part (motards criminalisés, gangs de rues, personnes sous l’effets de drogues ou d’abus de boisson etc).

Sur un même élan, le président de la fraternité des policiers annonçait la semaine dernière que les policiers seront plus présents dans les aires de stationnements afin de réduire la fréquence des vols d’autos qui est très élevée à Québec et pourquoi?. De plus, suite au reportage à l’effet que c’est à Québec que le taux de résolution de crimes est le deuxième moins élevé dans la région de Québec, le président de la fraternité a mentionné lors d’un entrevue radiophonique que la principale raison de cet échec était le manque de personnels spécialisés et des locaux inadéquats.

Il ne faut pas oublier que lorsque la convention collective a été signée en 2005, il ne restait qu’un an à cette dernière ils sont donc en amorce de leur prochaine négociation.