Québec, le 4 février 2010

Mouvement coopératif

Je suis entièrement d’accord avec la présidente et chef de la direction du Mouvement Desjardins, Monique Leroux, qui envisage de réunir à Québec, en 2011, les dirigeants des 300 plus importantes coopératives du monde qui sont actives dans tous les secteurs d’activité. En effet le concept du mouvement coopératif, qui a plus de 100 ans, a besoins d’une prise de conscience générale et d’un rafraîchissement au niveau des idées et des applications.

D’ailleurs l’histoire du Mouvement Desjardins est indissociable de celle du Québec moderne car depuis plus d’un siècle, le développement de son réseau et la diversification de ses activités ont accompagné l’essor social et économique du Québec. Desjardins forme un des plus importants groupes financiers au pays et est toujours resté fidèle à la philosophie de son fondateur Alphonse Desjardins soi de contribuer au mieux-être des individus et des collectivités.

Un bref historique nous montre que dès les premières décennies du XIXe siècle, on retrouve au Québec des formes d’organisations s’apparentant aux coopératives. En effet des personnes se regroupent en sociétés mutuelles ou d’assistance secours pour se donner divers types de protections de groupes. En milieu rural il existe des regroupements d’agriculteurs et en zone urbaine il y a créations de coopératives de travail.

Dès 1900 Monsieur Desjardins fondera la première caisse et mettra au point un modèle de coopérative dont la responsabilité des sociétaires est limitée à leur souscription de part sociale, on y concilie une fonction d’épargne et de crédit et le territoire d’exploitation est celui de la paroisse. Plus tard sur une quinzaine d’années (entre 1930 et 1945), la formule coopérative va multiplier ses applications dans différents secteurs économiques afin de contrer l’effet néfaste de la récession et les caisses se regrouperont en fédération afin d’être en mesure de s’auto vérifier et d’éviter des fermetures.

Depuis lors les banques se sont regroupées et renforcis obligeant ainsi la fédération des caisses à modifier leur approche tout en continuant à desservir les régions et les sociétaires. Toutefois une prise de conscience générale telle que proposée par madame Leroux sera bénéfique pour l’ensemble des coopérateurs.