20 déc 2006

Loi des forêts

Le Gouvernement a changé sa loi en 1986 et, en 1998, il a proposé une révision du régime forestier en suggérant plusieurs recommandations et améliorations. Le Gouvernement a proposé une refonte des tables de rendement des peuplements forestiers qui tiennent compte des pluies acides, des feux de forêt et autres éléments naturels. De plus, plusieurs résultats de recherches arrivés à échéances ont permis d’améliorer les hypothèses de calcul.L’exploitation forestière a ouvert à toute la population (villégiateurs, pêcheurs, chasseurs, cueilleurs de fruits sauvages, admirateurs de sites exceptionnels etc) des milliers de kilomètres carrés de territoire jusque là accessible à quelques privilégiés.

Peut-être que de rendre accessible à plus de gens les lacs, les rivières où certaines personnes possèdent une résidence secondaire ou tertiaire est une erreur. L’erreur d’avoir été cherché la forêt mûre qui de toute facon se perdait par vieillissement ou par châblis et d’avoir permis à l’industrie de rester concurrentiel et de conserver et créer des milliers d’emplois. L’exploitation forestière a suivi l’évolution normale de la vie. Sortons un peu du domaine forestier et regardons ailleurs.

Nous sommes tous et toutes coupables s’il y a des coupables dans l’évolution normale de la vie et de la consommation. Au début du siècle, les ouvriers forestiers coupaient et fendaient des immenses pins blancs à la scie manuelle. C’est dans cette même période que le seul moyen de communication était la radio à onde courte et aujourd’hui on possède la télévision par satellite ou par micro-onde. C’est dans cette période que nos parents voyageaient en carriole et un peu plus tard en voiture accélérant à 40 ou 45 km/h. Aujourd’hui, l’état légifère pour inscrire des limites de vitesses à 100-120 km/h pour des voitures pouvant aller à 200 km/h et que dire des avions. C’est dans le même temps ou les gens décédaient de la grippe espagnole ou de la rage tandis qu’aujourd’hui on a trouvé les remèdes pour éviter ces désastres humains. C’est dans le même temps ou nos mères accouchaient au péril de leur vie et aujourd’hui elles ont les soins appropriés.

De la même facon, les anciens coupaient les arbres avec une sciotte, au godendard, à la scie mécanique et aujourd’hui avec de la machinerie qui évolue constamment pour protéger de plus en plus les sols et la régénération. Oui il y a eu des erreurs de commises. Oui il faut tous et toutes professionnels de la forêt travailler ensemble pour améliorer la situation. Arrêtons donc de dire que c’est la faute de l’autre et assumons la part qu’il nous revient.

Il y a eu des milliers de professionnels de la forêt à planifier les interventions en forêt et je ne pense pas qu’ils ou elles se sont tous et toutes tromper. Arrêtons de perdre des énergies à se défendre mutuellement et agissons pour le bien-être de la nature et de nos générations futures. Ce que nous les gens de la forêt doivent montrer c’est l’assurance de la pérennité de la ressource dont nous avons toujours parlé, de cette ressource renouvelable et de la biodiversité.