Québec, le 27 juillet 2005

Les Innus attaquent

J’ai lu le reportage parut dans le soleil du 27 juillet concernant l’île René Levasseur et titré titré ‘ Les Innus de Pessamit retournent devant le tribunal’. Dans l’article il est mentionné que les Innus revendiquent des droits ancestraux sur l’ensemble du territoire de la côte nord soient environ 140 000 kilomètres carrés. Mais pour qui se prennent-ils ces premières nations? Cette île fut créée par la construction du barrage Daniel Johnson dans les années 1960 et ces mêmes Innus ont travaillés à la récupération des bois avant la construction et aujourd’hui ils revendiquent.

Outre ça il y avait des discussions d’établit avec le gouvernement et les communautés autochtones mais le chef Raphaël Picard s’est adressé unilatéralement aux tribunaux avant même de rencontrer les fonctionnaires du Gouvernement, la saga a alors débutée.

Il faut bien comprendre que la compagnie Kruger possède légalement un contrat d’approvisionnement et d’aménagement forestier bon pour une période de 25 ans renouvelable au cinq ans. Monsieur Picard mentionne souvent à tort que les autochtones de Betsiamites n’ont pas été consultés lors de l’émission du contrat en 1997. C’est faux car il faut savoir qu’une consultation publique de ce contrat a été réalisée avant sa mise en application. Ainsi ce territoire d’approvisionnement et le plan quinquennal était déjà connu et accepté depuis 1997 par les communautés locales incluant la communauté Innus de Betsiamites. Le jugement Ontarien de la cour obligeant le gouvernement à consulter les communautés autochtones au préalable est arrivé bien après la signature de ce contrat.

Depuis lors, la compagnie avait déjà été amputée d’une partie de son territoire par la création d’une réserve écologique en 1990 (les monts Groulx) et d’une forêt exceptionnelle. En plus, le Gouvernement a agrandit les 22 aires protégées pour 6759 kilomètres carrés dans ce territoire. De plus, lors de révision du régime forestier, le ministère avait limité les exploitations forestières sur des sites fragiles dans la partie plus au nord du territoire en créant une limite nordique des forêts attribuables au-delà de laquelle il n’y aurait plus d’exploitations forestières sauf pour les besoins des communautés locales. Ce n’est donc pas le gouvernement qui a choisi la voie de l’affrontement.

La population de la cote nord est déjà irritée par l’entente signée sur l’approche commune et voilà que les Innus en remettre en menaçant de faire perdre des milliers d’emplois dans une région qui a grandement besoins de protection et de création d’emplois. Les compagnies forestières de la côte nord emploient des ouvriers autochtones et ces derniers ne sont pas d’accord avec les revendications personnelles du chef Picard, agit-il seul?