22 mai 2012

Les 100 jours d’une incompréhension

Les cents jours de crise que le Québec vit aujourd’hui ont germés lors du discours budgétaire du ministre des finances de Raymond Bachand prononcée à l’assemblée nationale le 17 mars 2011 dans lequel il annonçait une augmentation du budget des universités.
Étudiants
En effet dans cet énoncé budgétaire le ministre des finances spécifiait que l’augmentation du budget des universités québécoises serait de 25% au cours des 6 prochaines années et permettrait de répondre au sous financement des universités. Pour y parvenir il devait répartir équitablement la contribution des partenaires, de maintenir l’accessibilité du système universitaire aux étudiants québécois à faible revenu et finalement d’établir des ententes de partenariat afin d’assurer la bonne utilisation des nouvelles ressources.

C’est à ce moment que le gouvernement a décidé d’augmenter les droits de scolarité à compter de septembre 2012 à raison de 325 $ par année pendant cinq ans. La hausse totale s’élèvera à 1625 $, faisant passer la facture des étudiants à 3793 $ en 2017.

Il faut se rappeler que, même si c’est à Montréal que s’est tenue la plupart des manifestations c’est à Québec que la grève générale illimités a débutée. En effet à minuit une, le 13 février les étudiants en service social et ceux des cycles supérieurs en sociologie de l’Université Laval tombent en grève générale illimitée.

Par contre l’incompréhension, la violence de ces 100 jours de grève étudiante et l’instauration d’une loi matraque a divisé davantages l’opinion publique et provoqué des déchirements internes.

Il faut rétablir les discussions le plus rapidement possible, faire preuve de maturité et admettre qu’il y a un de l’incompression et des erreurs des deux côtés.