Québec 8 août 2008

Le barde immortel

À Nathalie Leclerc

Votre article parut dans le journal de Québec du 8 août m’a particulièrement touché et ému. Vous avez vécu votre propre fin du monde et aujourd’hui vous êtes heureuse grâce au soutien des gens autour de vous et ailleurs.

Je dis donc un bravo à la famille de Félix Leclerc et plus particulièrement à vous sa fille qui a décidé de fêter le père de la chanson Québécoise, le pionner de la chanson Canadienne d’expression Française celui qui a donné une présence internationale pour le Québec. En effet malgré, le refus des dirigeants des fêtes du 400ième de faire une place au premier grand Barde du Québec vous avez réalisés des festivités à l’espace Félix Leclerc sur l’île d’Orléans afin de souligner la présence de ce barde immortel.

Qui peut se vanter d’avoir donné aux Québécois une identité qui leur est propre, une présence internationale que personne encore de chez nous n’est parvenu à égaler d’une manière aussi rapide et éclatante? C’est en 1950 à Paris que son vrai départ se réalise, les Parisiens l’adopte immédiatement et en font un symbole Franco-québécois. Par contre au Québec c’est la stupeur car le petit paysan de l’île dont les gens se moquaient au départ a conquis le monde sans changer son allure désinvolte, ses textes Québécois, son franc parlé et sa belle voie grave.

Oui il a quitté le Québec pour allé se produire en Europe mais ses chansons n’intéressaient pas les citadins de Québec. Par contre, en Europe, il a immédiatement été considéré comme un grand de la chanson et a gagné deux prix de l’académie de Charles-Cros à Paris. Reconnu par la suite, il a publier des contes qu’il a lu sur les ondes, écrit des textes de calepins que l’on présente encore dans certaines écoles, produit des pièces de théâtre, des émissions de télévision et des téléromans.

On ne fête pas la mort de Félix Leclerc mais nous célébrons l’immortalité de ce précurseur des boîtes à chansons qui a fait connaître le Québec au monde entier. D’ailleurs en 1977 le Gouvernement du Québec lui donnait le prix Denise Pelletier et en 1979 l’ADISQ créait un trophée Félix.