Québec, le 21 juin 2009

Le baiser du diable

Après s’être échangé des propos incisifs au cours de la dernière journée des travaux parlementaires, les médias écrits nous montraient le premier ministre du Québec Monsieur Jean Charest et la chef de l’opposition Madame Pauline Marois se donner le baiser du diable. Malgré des attaques sans précédent du chef libéral contre le parti québécois, madame Marois tout sourire lui accorde un baiser, une bonne poignée de main aurait suffit.

J’espère que la chef d’opposition n’a pas oublié la perte de plus de 40 milliards à la Caisse de dépôt et placement du Québec et, pour le commun des mortels, les explications des coupables ne furent guère éclairant. De plus, pendant que Monsieur Charest se cachait au PeeWee ou ailleurs, la numéro deux du gouvernement, la ministre des Finances, Monique Jérôme-Forget, a dû quitter la vie politique en laissant derrière elle des déficits pour les quatre prochaines années.

Ce même premier ministre a laissé le ministre du Développement économique, de l’Innovation et de l’Exportation, Raymond Bachand se débrouiller seul dans l’affaire des Fonds d’intervention économique régionale (FIER). Pendant ce temps ce cher premier ministre recevait à l’assemblée nationale le gagnant de Star Académie édition 2009 Maxime Landry et remettait la médaille d’honneur au groupe beau dommages.

Ces (FIER), devaient soutenir l’économie régionale mais plus de la moitié de leurs placements ont été réalisés à Montréal et à Québec, au profit d’entreprises dans lesquelles des libéraux notoires, s’occupant de ces fonds avaient des intérêts.

La chef de l’opposition a t’elle oublié que le premier ministre a écrit des directives destinées à ses ministres, relativement aux conflits d’intérêts qui ont été revues à la baisse ce qui mettait en doute l’intégrité du Gouvernement. Ce manque de transparence de Jean Charest inquiète plusieurs libéraux sur ces questions d’éthique et d’intégrité.

De plus, son ministre de la Santé et des Services sociaux, le Dr Yves Bolduc, s’est montré incapable de rassurer les patientes lors de l’éclatement de la «crise» des tests pathologiques du cancer du sein.

Est-ce que ce gouvernement mérite cette accolade et ce baiser souriant?

Jocelyn Boily