16 décembre 2015

L’après COP 21

Afin de ne pas tomber dans le piège du protocole de Kyoto, l’accord de Paris sur le climat n’instaure pas de mécanisme de sanction comme le prévoyait celui de Kyoto. Souvenons-nous que, sous la menace de sanctions instaurées dans l’accord adopté en 1997, entré en vigueur en 2005, le Canada, La Russie, le Japon et l’Australie étaient sortis de l’entente en 2011 et les États-Unis n’y avaient jamais adhérées.
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La conférence de Paris sur le climat a été adopté sans contrainte, sous le signe de la confiance et en se servant de l’opinion publique comme pénalité. À mon avis les états ne pourront faire ce qu’ils veulent sans se faire montrer du doigt et de subir des reproches de la population mondiale. Pour entrer officiellement en vigueur, il devra avoir fait l’objet d’une ratification ou adhésion, à partir du 22 avril 2016, par au moins 55 pays représentant plus de 55% des émissions mondiales.

Sans être sanctif, cet évènement majeur pour la planète comporte de nombreuses obligations. Par exemple l’engagement précis de réduction d’émissions devant être livrées par les pays n’auront pas de valeur contraignantes mais ils auront l’obligation d’en établir un de le mettre en œuvre et surtout de le réviser à la hausse.

La transparence met en jeu la réputation des pays vis-à-vis leurs pairs et de leur opinion publique propre.