Québec, le 13 novembre 2010
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La tête dans le sable

Le premier ministre du Québec Monsieur Jean Charest a ouvert le conseil général du parti libéral en tirant à boulet rouge sur le parti Québécois (PQ) de Pauline Marois. Sept ans de pouvoir à la tête de la province de Québec et tout ce qu’il trouve à dire sur son bilan tourne autour du PQ.

Son discours d’ouverture ne contenait rien sur la corruption dans le monde de la construction, sur le décrochage scolaire, sur le système de santé qui fonctionne mal, sur l’économie et refuse toujours une enquête dans le monde de la construction. En effet malgré l’émission enquête de la société radio-canada qui nous a montré les malversations dans le monde de la construction et les liens avec le crime organisé le premier ministre refuse toujours une enquête.

Il n’a pas le courage politique d’un de ses prédécesseurs Robert Bourassa qui avait instituée en 1972 la commission d’enquête sur le crime organisé (CECO). Le but ultime de l’enquête consistait à mener au démantèlement des principaux réseaux de drogue, du jeu et de la prostitution au Québec. La mafia italienne était notamment visée par cette enquête qui s’est soldée par de nombreux d’emprisonnements.

Trente huit ans plus tard rien n’a changé et Jean Charest s’en tient à l’opération policière de la sureté du Québec. Toutefois les policiers exigent également cette enquête publique car leurs pouvoirs sont limités.