Québec, le 17 septembre 2010

La charrue devant les bœufs

La société d’état hydro Québec (HQ) génère des surplus énergétiques depuis 2009 car la consommation énergétique Québécoise a diminuée de près de 10% au fil des ans. Par contre les barrages continuent de se multiplier sur les rivières québécoises et la plupart des parcs éoliens ne sont pas encore en service, ce qui laisse présager de nombreuses années de surplus.

Le gouvernement a décidé malgré l’insuffisance d’un cadre réglementaire, de donner son aval à l’exploration et l’exploitation du gaz de schiste dans la vallée du Saint-Laurent. Je crois que le gouvernement devrait émette immédiatement un moratoire sur la poursuite de l’émission des permis de prospection de ce gaz et de n’émettre aucune autorisation d’exploitation au Québec tant qu’une audience générique du BAPE n’aura pas eu lieu.

Pourtant le gouvernement sait et monsieur André Caillé l’a démontré que cette exploitation du gaz de schiste a vraisemblablement de nombreux impacts possibles sur l’état du sous-sol, la qualité des eaux souterraines et des eaux usées, la qualité de l’air et sur la sécurité des citoyens. De plus, plusieurs questions subsistent au sujet de la rentabilité économique et énergétique du gaz de schiste.

Est-ce que l’on met la charrue devant les bœufs dans cette accélération inattendue de cette exploitation?