Québec, 6 novembre 2007

L’avenir des commissions scolaires

Je réagis à l’article d’Isabelle Mathieu parut dans le soleil du 5 novembre concernant la réaction du critique officiel de l’Action Démocratique du Québec Monsieur François Desrochers suite au faible taux de participation à la dernière élection scolaire. Contrairement à l’ADQ, je suis d’avis que ce n’est pas en abolissant les commissions scolaires que l’on va faire avancer l’éducation au Québec mais en essayant de comprendre.

Toutefois il faut se replacer dans le contexte que depuis la création des commissions scolaires dans les années 1840, notre système d’éducation y est allé de réforme en réforme sans compter les virages à 180 degrés. Plus près de nous, la vraie réforme a débutée dans les années 1960 avec la commission Parent, la création du ministère de l’éducation en 1964, de nouveaux régimes pédagogiques et 30 ans après avec les états généraux sur l’éducation.

Entre tous ces changements consolidation et évaluation, nous mêmes, nos enfants, petits enfants et arrières petits enfants subissions les contre coup de ces réformes et avons essayé de s’y adapter. La ministre de l’éducation Madame Michèle Courchesne a lancé un chantier de réflexion sur la démocratie scolaire et il ne faudrait surtout pas que ce chantier débouche sur une nouvelle réforme pédagogique.

Il faut se pencher sur le pourquoi du faible taux de participation à la dernière élection scolaire, sur les 70% des postes comblés sans opposition et sur la façon dont ces élections sont faites. Il y a un manque d’intérêt flagrant mais ce à tous les niveaux. En effet les élections à tous les paliers de gouvernement ont enregistré des baisses de participation et aux scolaires nous voulions une hausse.