28 avril 2012

L’autre côté de la médaille

Les manifestations violentes qui perdurent depuis plus de 2 mois nous ont fait oublier le but légitime de la grève des étudiants. De fait la base du conflit étudiant porte sur trois revendications soient l’accès à l’éducation sans égard aux conditions socio-économiques, un refus d’endettement et une responsabilité partagée de cette charge collective qu’est l’éducation de sa jeunesse. Il faut que l’éducation postsecondaire redevienne un service public dont tout le monde peut bénéficier.
Dénouer l'impasse
Comme dans toute société démocratique, l’étudiant profites lorsqu’il est aux études et paie lorsqu’il entre sur le marché du travail. De ce fait nous aurons une jeunesse largement éduquée qui viendra ensuite contribuer à la richesse collective par un engagement professionnel, social, politique, culturel et économique fécond.

La preuve a été faite que l’augmentation du fardeau financier réduisait l’accessibilité des classes socio-économiques plus défavorisées au système d’éducation postsecondaire, augmente le niveau d’endettement des classes moyennes et hypothèque l’avenir d’un pan important de la jeunesse.

La crise que nous traversons soulève des questions fondamentales sur le devenir de nos universités lié au financement et à l’équilibre entre la recherche et l’enseignement . En effet les acteurs qui se sont manifestés ces dernières semaines ont parlés de moratoire sur les droits, indexation, formules de compromis et autres. Le seul moyen de parvenir à un compromis acceptable pour tous serait de convoquer des états généraux sur l’accessibilité aux études possecondaires et sur l’avenir des universités.