Québec, le 13 avril 2010

Jean Charest doit démissionner

Il est temps pour le premier ministre du Québec Monsieur Jean Charest de songer à se retirer du poste qu’il occupe depuis 2003. Malheureusement, il ne possède plus l’énergie, et l’intérêt nécessaire pour répondre à l’urgence de la situation qui prévaut au Québec. Il va de soi que l’on ne gère pas la province de Québec comme il le fait depuis le début avec une légèreté décevante et un sens de l’humour agaçant.

Le bilan désastreux du gouvernement ne justifie pas que Monsieur Charest demeure au poste de premier ministre du Québec compte tenu des nombreux problèmes liés au parti libéral qui forme ce gouvernement majoritaire. En effet depuis 2003 il s’est passé plusieurs anormalités liées au parti libéral et des décisions douteuses en rapport avec le poste de premier ministre. Ce n’est pas en poussant l’adoption sous bâillon et à la hâte de plusieurs projet de loi dont la loi 78 concernant la caisse de dépôt et placement (CDP) que la population est bien servi.

Le fait d’avoir caché à la population les pertes sans précédents de 40 milliards de dollars de la CDP avant les élections de 2008 démontre le peu de sérieux dont le premier ministre accorde à son poste. Les investissements de la CDP de plus de 500 millions de dollars à Power corporation lié au parti libéral est un peu douteuse dans les circonstances. De plus la démission d’Henri-Paul Rousseau président de la caisse, sa prime de départ de $380 000 et son engagement par Power corporation n’aide pas à améliorer la crédibilité du gouvernement.

Il ne faut pas oublier les nominations douteuses de conseillers au premier ministre liés au scandale des commandites, des subventions cachées au groupe Option Canada et du salaire caché et non divulgué versé par le parti libéral du Québec à Jean Charest. Que dire maintenant du scandale des garderies, allocation de contrats publics sans appels d’offres, modification du calendrier scolaire afin de privilégier certaines écoles, scandale de la construction, financement illégal du parti libéral et autres.

En effet le refus d’une enquête publique sur la corruption dans le monde de la construction et les dernières révélations de Marc Bellemarre ex ministre de la justice et procureur général du Québec sur les contributions et nominations douteuses n’améliore pas la situation.