Québec, le 25 novembre 2009

Jean Charest caché

Le premier ministre du Québec Monsieur Jean Charest fait encore le sourd d’oreille et résiste aux pressions constantes concernant la demande d’une enquête publique sur les magouilles de l’industrie de la construction. Il se cache derrière sa ministre Nathalie Normandeau, les enquêtes policières et le projet de loi 73 pour lutter contre la criminalité dans cette industrie.

Toutefois le président de l’association des policiers provinciaux du Québec (APPQ) a spécifié en fin de semaine que ce ne sont pas les policiers qui, même avec des arrestations, vont modifier les façons du gouvernement d’attribuer les contrats. Dans le même ordre d’idée l’ex chef de la police de Montréal Monsieur Jacques Duchesneau a mentionné que dans le cas de corruption il faut que le corrompu et le corrupteur parlent sinon pas d’arrestation. Donc en plus des enquêtes policières il faut une enquête publique pour faire toute la lumière.

Monsieur Charest doit se sentir seul dans son coin car en plus de l’opposition officielle, le président de l’association des procureurs de la couronne du Québec Me Christian Leblanc a déclaré que les mandats spécifiques à une enquête policière et une enquête publique sont complètements différents et peuvent très bien cohabiter.

Comme c’est son habitude depuis son élection majoritaire il se cache derrière ses ministres.