Québec, 10 novembre 2005

Incongruité

Un reportage d’Éric Thibault parut dans le journal de Québec du 10 novembre concernant le taux d’occupation des centres de détention de la province de Québec m’a fait sursauté. Ces pauvres détenus qui ont commis des crimes envers la société, sont semble t’il, très mal logé à cause de l’affluence dans ces pénitenciers.

Que dire des pauvres citoyennes et citoyens qui vivent et survivent dans la rue, sur les trottoirs, dans des dépotoirs et ailleurs sans avoir d’aides de quiconque ou de personnes? Que dire des patients dans les hôpitaux qui, comme seul crime ont le malheur d’être malade, et vivent et survivent sur des civières dans des corridors? Que dire des citoyens et citoyennes sur des listes d’attentes qui espèrent tous les jours d’être choisi sur le tirage au sort afin d’éviter l’amputation ou la mort?

Le seul droit des prisonniers est d’être emprisonné pour des crimes commis contre la société qui, malgré tout, les garde encore en trop bonne convenance.