Québec, le 24 avril 2009

Idylle politique

Nous apprenions dernièrement que la vice-première ministre Nathalie Normandeau vit une relation amoureuse avec sa nouvelle flamme, le député de l’Action Démocratique du Québec (ADQ) François Bonnardel porte-parole de son parti en matière de finances et de développement économique. Jeudi, le premier ministre Jean Charest lui a donné sa bénédiction personnelle, estimant que «l’amour, c’est plus fort que la politique». Je suis également d’avis que l’amour est plus fort que la politique mes comment éthiquement et professionnellement peut-on concilier les deux être ennemis le jour et amoureux la nuit.

D’une part le premier ministre Jean Charest a déclaré savoir que Nathalie Normandeau et François Bonnardel vivaient une idylle lorsqu’il l’a nommée vice-première ministre en décembre, après les dernières élections. D’autres parts le président du caucus adéquiste, le député beauceron Janvier Grondin mentionne que ce sont des professionnels et savent comment conjuguer avec cette situation. Ce dernier a même ajouté qu’un homme normal regarde les belles femmes et Mme Normandeau est une belle femme. En espérant qu’il voulait dire belle dans l’âme car il y aurait un peu de discrimination.

Le problème n’est pas cette idylle dénoncée au grand jour mais bien mais bien la façon de gérer les dossiers et autres documents politiques. Souvenez-vous de Maxime Bernier qui avait oublié un document important chez son ami de cœur Julie Couillard lors d’une certaine soirée. Personne ne doute de leur éthique de travail et de leur professionnalisme mais une erreur est si vite commise. Madame Normandeau a prêté serment comme ministre et semble consciente de ses responsabilités mais souvenez-vous des nombreux politiciens qui avaient aussi prêté serment mais dont certains scandales ont été révélés.