Québec, le 27 mai 2009

Haro sur les pétrolières

Depuis la dégringolade du prix du baril de pétrole d’au delà de $120 à un peu plus de $35, les pétrolières et les stations de service s’en donnent à cœur joie et s’en mettent pleins les poches. Comme dernier exemple du 24 avril au 23 mai 2009 le prix du carburant à la pompe a joué au yo-yo et a augmenté de près de 25%. En effet je fais le plein tous les jours et le 24 avril le prix d’un litre d’essence était de $0,884 et, sans raison apparente, un mois plus tard le 23 mai il a fait un saut vertigineux à $1.074 le litre sans oublier sa rapide passe à $0.854 en début mai. Les pétrolières stockent à bas prix et revendent à des prix élevés en spéculant sur une possible baisse de production de l’organisation des pays producteurs de pétrole (OPEP) et nos gouvernements nos politiciens ne disent rien et se cachent.

En 2008 ce fut une autre année de profits records pour les pétrolières, avec des croissances qui atteignaient plus de 70% et des bénéfices net de plus de 100 milliards de dollars. Tout cela sans effort, en espérant une autre flambée pétrolière qui s’auto alimente et qui s’accommode très bien d’une spéculation dictant les règles du jeu.

Pendant ce temps, d’un coté plus humain et dramatique, la crise alimentaire fait rage et les ménages sont confrontés à une montée en flèche des coûts de la nourriture, du carburant, du chauffage et de l’ensemble des biens essentiels. Sur la même lancée, l’économiste en chef des marchés mondiaux du centre interinstitutionnel de bilan de compétences (CIBC) monsieur Avery Shenfeld voit le baril atteindre les 150 $US dans deux ans, les 225 $US dans quatre ans. Selon ses projections, le prix de l’essence ordinaire à la pompe toucherait 1,40 $ le litre cet été (d’autres ciblent déjà 1,50 $), 1,80 $ en 2010, et 2,25 $ en 2012.

En espérant qu’il se trompe comme l’a fait Le bouffon pétrolier, le clown de l’or noire Jeff Rubin précédemment. Il faut espérer que nos politiciens se réveillent et favorisent la motivation de miser voir même accélérer les investissements dans les avancées technologiques susceptibles de réduire cette dépendance envers le pétrole dans un respect environnemental pour aider l’ensemble de la société qui en arrache.