Lundi le 27 avril 1998

Guerre de pouvoir

Je lisais dans le soleil du 8 mai un article concernant la crise du verglas « La sécurité civile en prend pour son rhume ». Depuis que la commission Nicolet a débuté ses travaux, plusieurs mémoires ou opinions ont été entendues et, dans la plupart des cas, on cherche des boucs émissaires au lieu de faire une analyse constructive et de se préparer immédiatement pour l’avenir.

Que ce soit l’armée, la sûreté du Québec, la croix rouge, les municipalités et j’en passe, tous s’approprient le beau travail et lèguent à la sécurité civile les ratés. Pour ma part, j’ai suivi de très près ce dossier soit par vous les médias et pour y avoir travaillé directement une vingtaine de jours, et je crois que la sécurité civile s’en est bien tirée et a bien géré cette crise. Il ne faut surtout pas oublier que l’on s’est réveillé du jour au lendemain avec un des plus gros sinistres de l’histoire. Il ne faut pas oublier non plus que l’aide non planifiée arrivait de partout par des initiatives locales et il était devenu difficile de coordonner le tout mais la sécurité civile a repris en main le dossier.

Arrêter ces guerres de pouvoir et il faut se préparer tous ensemble à faire face à un prochain sursaut de la nature. Même si « El Nino » s’en retourne il n’en demeure pas moins qu’il y a , semble t’il, le réchauffement de la planète.

Des groupes ont même mentionné qu’il faudrait le prévoir dans les conventions collectives. De grâce, pensez-donc tous et toutes aux victimes qui auront de la difficulté à s’en remettre, pensez aussi aux milliers de travailleurs bénévoles qui ont passé des jours et des jours à aider sans rien demander en retour. Pensons plutôt à une bonne planification, à une bonne coordination de tous les intervenants et arrêtons cette guerre de pouvoir . Préparons-nous dès maintenant.