Québec, 20 décembre 2011
Canadien 1
Grossière insulte

La sainte flanelle ou club de hockey des canadiens de Montréal (CH) est un vibrant souvenir de mon enfance et du symbole de la réalité française qu’il représentait à ses débuts et j’ai demeuré un fougueux partisan. Chose du passé mais un règlement de 1911 stipulait que le CH ne peut que faire signer des joueurs canadiens français. De plus ce règlement avait mené le CH à obtenir le premier droit sur tout joueur canadien-français se trouvant sur le territoire de la ligue.

Souvenons-nous également de la fierté d’un peuple que représentait Maurice Richard qui était devenu malgré lui un porte-étendard de l’émancipation des Québécois. À travers ses actes qualifiés d’héroïques, Maurice a su influencer les Canadiens français de l’époque. De ce fait il nous fournissait une source d’inspiration donnant une certaine dignité que le climat social de jadis nous refusait.

Toutefois l’expansion de la ligue nationale de hockey (LNH) a changé la réalité canadienne française. La plupart des joueurs du CH parlent entre eux, s’entrainent et ne vivent qu’en anglais et cela même s’ils représentent Montréal qui est la deuxième plus grande ville francophone du monde.

La direction du CH a faite une grossière erreur en nommant un entraîneur unilingue anglais. Pourquoi Randy Cunneyworth, comme assistant-entraîneur de Jacques Martin n’a pas appris le Français si ce n’est que la direction ne lui a jamais suggéré?