Québec, le 10 avril 2011
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Geste cruel

Le 27 juillet 2003, Marie Trintignant, en tournage en Lituanie, était transportée dans un coma profond à la suite d’une violente dispute dans la nuit avec son amant Bertrand Cantat et elle devait décéder le 1er août des suites des coups portés par ce monstre.

Ce pervers avait perdu le contrôle sur la femme qu’il voulait posséder. Malheureusement Marie Trintignant, femme libre, charismatique, aimante, entière et compréhensive n’a pas vraiment connu ce monstre d’égoïsme qu’était Bertrand Cantat et elle en a payé de sa vie.

Condamné en mars 2004 à huit ans de prison par la justice lituanienne pour le meurtre de sa compagne, le leader du groupe Noir Désir avait eu une libération conditionnelle en octobre 2007 mais trois ans de prison pour ce meurtre sordide c’est trop peu.

D’un côté, les pragmatiques, juristes et autres tenant du droit soulignent qu’en dépit de l’atrocité de son geste, Cantat avait payé sa peine à la société en vertu des lois existantes, et ce, même si on peut discuter longtemps quant à savoir si celles d’ici ou d’ailleurs ne sont pas imparfaites. Par contre je suis de l’autre groupe soit ceux qui estiment que Cantat sera toujours l’assassin de Marie Trintignant, en dépit du verdict d’homicide involontaire.

Devant le tollé qu’a soulevé sa présence au Québec monsieur Cantat devra comprendre qu’il reste un meurtrier et qu’il faut laisser le temps faire son œuvre et qu’il ne peut se promener n’ importe où avec ce dossier criminel. Le temps fait des choses que seul le temps peu faire