Québec, le 22 octobre 2009

Évacuation à Saint Sauveur

Depuis une dizaine de jour des résidents du quartier Saint Sauveur ont été chassés de leurs logements suite à une fuite de gaz benzène dont la ville ne connait pas exactement son origine. Pourtant les représentants de la ville doivent savoir que la ville de Québec a utilisé le gaz domestique pour éclairer les résidences, les édifices et les réverbères afin d’illuminer les rues durant 128 ans.

En effet, pour répondre à la demande en 1846 une première usine fut construite à l’emplacement de l’actuelle gare du palais et par la suite dans les années 1900 deux autres usines furent construites, par la compagnie Québec Power, le long de la rue Verdun ou des immenses réservoirs de gaz embellissaient le paysage. Le tout fut détruit en 1975 et, dans les années 1990, Hydro-Québec a entrepris la décontamination d’une partie de l’emplacement des usines de la rue Verdun. Ces sites ne peuvent encore être utilisés car encore pollués en profondeur.

Je parle en connaissance de cause parce que mon épouse est née à quelques pas de ces usines et la cave de leur maison, fait de terre, était remplit de gaz ou autres produits toxiques. Mes beaux-parents et mes deux beaux frères pourraient vous en parler mais ils sont malheureusement décédés et mon épouse a la leucémie. Ce gaz était produit à partir du charbon et les citoyens du secteur me racontait jusqu’à quel point il y avait de la suie noire sur leur auto et dans les rues. Bref je crois qu’il y a encore des conduits de gaz dans le sous-sol des rues ou des maisons de la basse ville de Québec.

Un carottage à partir de ces viennent usine pourraient assurer les citoyens. En effet car lors de la décontamination d’une partie des anciennes usines à gaz rue Verdun, selon Hydro-Québec, plus de 30 substances problématiques pour l’environnement ont été décelés dont le benzène. Le benzène est un liquide incolore et inflammable que l’on trouve dans la nature, mais qui est également produit par l’homme. Les sources naturelles de benzène sont les suintements de pétrole, les feux de forêt, les éruptions volcaniques et les émissions volatiles de la végétation. La transformation du gaz naturel et du charbon rejette également du benzène dans l’environnement

Selon les experts, la recommandation pour protéger la santé de l’environnement et de l’homme est de 0,0095 milligramme de benzène par kilogramme de sol de surface et de 0,011 milligramme de benzène par kilogramme de sous sol. Qu’en est-il sous nos rues?