19 mars 2016

Enfin des arrestations

Souvenons-nous que la commission Charbonneau avait terminé ses audiences en queue de poisson. Une fois le rapport complété le commissaire Lachance avait indiqué sa dissidence sur les liens direct ou indirect entre le versement d’une contribution politique au niveau provincial et l’octroi d’un contrat public. Pour lui ce que les firmes d’ingénieurs appelaient le développement des affaires n’était que de la recherche de contrats.
Nathalie
Suivant avec attention cette commission, nous voulions tous savoir si la gangrène du financement des partis politiques avait atteint les plus hauts niveaux de pouvoir de l’État québécois. Avec ces arrestations il est indiscutable que la démocratie municipale et provinciale a été gangrénée par l’appât du gain et la corruption selon des stratagèmes bien orchestré.

En Novembre 2015 l’ancienne vice-première ministre Nathalie Normandeau avait provoqué de grands éclats de rire en déclarant que les représentants des firmes de génie-conseil qui se bousculaient dans ses cocktails de financement voulaient simplement l’encourager à poursuivre son bon travail.

Même si le premier ministre Couillard et 15 autres de ses collègues faisaient partie de ces ministres qui devaient récolter au moins 100 000 $ par année pour remplir les coffres du PLQ ils ne s’excusent pas et ne condamnent pas les gestes. Ils s’entêtent à dire que c’est un parti renouvelé et que les mœurs ont changées.

Il est impensable qu’il n’y ait que l’ex ministre des affaires municipales dans ce guêpier.