Québec, le 22 mars 2010

Élection scolaire

Le Directeur général des élections (DGE) a étudié cinq différents scénarios possibles pour la tenue d’élections scolaires et municipales simultanée. Il semble que les résultats de ces études ne peuvent conclurent à l’augmentation du taux de participation aux élections scolaires et rien ne garantit que cela entraînerait des économies en effectuant simultanément les élections.

En effet selon l’estimation du DGE, les plus récentes élections scolaires et municipales tenues de façon distincte ont entraîné des coûts totalisant environ 60 millions $. Or, les cinq scénarios d’élections simultanées évalués font état de dépenses de 72 millions $ à 114 millions $, selon qu’elles se déroulent sous la gouverne du DGE, des autorités municipales ou à la fois des instances scolaires et municipales.

Je suis persuadé que de tenir ces deux élections simultanées augmenteraient passablement le taux de participation car depuis les dix dernières années la participation anémique aux élections scolaires est passé de 20% à 8%. Il m’apparaît également impossible que les coûts de l’opération simultanée doubleraient comme indiqué dans l’étude. Il va de soi que les politiciens et la population en général n’ont pas accordés l’importante que nécessitent les élections scolaires qui gèrent pourtant plus de 10 milliards de dollars soit le 1/7 du budget du Québec.

Je suis également d’avis que si la volonté politique se manifestait, il serait facile d’intégrer les deux, d’augmenter ainsi le taux de participation et ce à moindre coût. Certains pays posent jusqu’à 40 questions sur le même bulletin de vote et réussissent à comptabiliser les résultats. Il est possible de placer le tout sur le même bulletin ou de faire voter sur des bulletins séparés et préparer la feuille de pointage en conséquence. Il va de soi que l’utilisation de machines à voter mécaniques ou électroniques peut sembler être une solution qui assure une détermination rapide des vainqueurs.

Nous sommes en 2010 et les décideurs doivent s’enlever le carcan du facile, du je m’en fous, enlever la politicaillerie du système et de moderniser les votes afin de faciliter la participation au vote et d’en réduire les coûts.