Québec, le 06 juin 2005

Du sable dans l’engrenage

Le P.Q. est un parti politique très démocratique et cela a du bon et du moins bon. Ce qu’on vient de vivre avec la démission de Bernard Landry c’est le moins bon car les péquistes savent bien comment mettre du sable dans un engrenage qui tourne bien. Toutefois les hommes et les femmes qui composent la structure du parti sont assez fort pour rétablir la situation et ça c’est le très bon. Je trouve un peu prématuré de lancer des noms à gauche et à droite sans que le sable soit vraiment retomber.

Monsieur Landry reflétait toute une génération avec le désir intense que le Québec devienne un pays souverain. C’est un homme d’une grande culture, d’une très grande compétence et responsable. Je comprends très bien son geste et en grand rassembleur, il a essayé de rallier tout le monde d’où son chiffre tant espéré de 80% pour le vote de confiance. Pour gagner notre pays à la prochaine élection il fallait qu’il obtienne au moins ce chiffre psychologique ce que les militants et militantes ne lui ont pas donné.

Il faut éviter d’aller trop vite et de se faire de l’opportunisme politique. D’ailleurs je trouve très opportuniste l’article de la presse canadienne parut dans le journal de Québec du 6 juin intitulé ‘Charest se sent plus fort’.