Québec, le 6 mai 2009

Du radotage

(À Julie-St-Hilaire)

Permettez-moi de commenter votre article parut dans le journal de Québec du 6 mai concernant le tournage en rond du peuple Québécois. Cet article m’apparaît comme du radotage. En effet comparer l’émancipation bien légitime d’un peuple et d’une partie de la population québécoise, plus de 40%, à une guerre civile ou fratricide est de la pure démagogie. La recherche d’une identité nationale Québécoise toute tendance confondue date de la fin de la seconde guerre mondiale lequel s’inspirait grandement du mouvement planétaire en faveur de la décolonisation.

Par contre, il est généralement admis que le mouvement souverainiste est né dans les années 1960, avec la Révolution tranquille du temps de Jean Lesage. Toutefois l’utilisation du terme souveraineté, ainsi que la plupart des idées du mouvement, est issue du Mouvement Souveraineté-Association (MSA) fondé par René Lévesque en 1967 et par la suite le Parti québécois, qui fut fondé en 1968.

Il ne faut pas oublier que le 27 novembre 2006, la Chambre des communes du Canada a adopté, à 266 voix contre 16, une motion reconnaissant que « les Québécois forment une nation au sein d’un Canada uni ». Contrairement à vos propos, c’est grâce aux efforts fournis par les hommes et les femmes politiques depuis plus de 40 ans que le Québec a su s’imposer et gagner des pouvoirs extraordinaires.

Tout compte fait, les politiques poursuivies par le Québec et celles du gouvernement fédéral ont souvent entrés en conflit. En effet diverses tentatives de réforme du système fédéral canadien ont échoué (notamment les défunts accords du Lac Meech et de celui de Charlottetown. D’ailleurs le parti libéral sous Robert Bourassa a passé à deux doigts de consulter le peuple du Québec dans les années 1980.

Que dire maintenant de votre comparaison boiteuse entre l’évolution du peuple Québécois et le syndrome de la femme battue? Je crois que c’est ça tourné en rond.