Québec, le 3 août 2010

Drôle de justice

Dans le dossier d’Alain Perreault le présumer meurtrier de Lyne Massicotte arrêté le 17 juillet 2003 nous constatons très bien comment notre justice est permissive, complexe et bizarroïde. Dans ce dossier Perreault avoue avoir clavarder sur internet avec Lyne Massicotte et par la suite rencontré la femme le 17 juillet 2003, mais ne plus l’avoir revue après qu’elle l’eut quitté aux alentours de 18 h 30.

De ce fait les enquêteurs l’avaient interrogé à trois reprises le 24 juillet 2003 tout en perquisitionnant son appartement mais avaient dû le relâché trois semaines plus tard faute de preuves. Toutefois les enquêteurs au dossier ont continués leur travail suite à des aveux de Perreault d’avoir eu des relations sexuelles avec la victime et d’avoir fumé un joint par la suite ce qu’il n’avait jamais déclaré lors des interrogatoires.

Ce n’est que six ans plus tard, utilisant un agent double, que la police de Québec agissant de concert avec la Sûreté du Québec a fini par soutirer un aveu de responsabilité à Alain Perreault. Il fut de nouveau arrêté le 13 janvier 2010 et incarcéré. Quatre mois plus tard le juge Jacques Lévesque acceptait de remettre Perreault en liberté en attendant son procès car il ne constitue pas un danger.

La poursuite n’est évidemment pas de cet avis et va en cours d’appel car elle considère que le juge de première instance a commis des erreurs de droit. De ce fait le présumé meurtrier de Lyne Massicotte devra retourner derrière les barreaux puisque la Cour d’appel à deux juges contre un vient d’ordonner sa détention pour la suite des procédures.