Québec, le 3 mars 2010

Droit d’accoucher

Le ministre de la santé Yves Bolduc tourne en rond dans le dossier du remboursement par la RAMQ des traitements de fécondation in vitro empêchant ainsi des coupes infertiles à donner naissance à un nouveau né. En effet contrairement à ce qu’avait annoncé Jean Charest en période électorale, le gouvernement québécois se donne maintenant jusqu’à 10 ans pour déployer l’ensemble de ce programme, promis au départ pour 2009.

Quelle est le lobby qui empêche le ministre Bolduc à donner son aval au programme gratuit de la fécondation in vitro. Même si le CHUL offre des traitements de fertilité les délais sont tels que certains couples se tournent vers le privé. Encore dans ce domaine le gouvernement Libéral favorise les couples à l’aise financièrement car il en coûte plus de $10 000 pour ce genre de fécondation.

Il y a aussi des couples qui se tournent vers l’adoption d’enfants provenant de certains pays mais il faut avoir l’argent nécessaire pour entreprendre ces démarches. Il y a certes un crédit d’impôt remboursable équivalent à 50 % des frais d’adoption admissibles mais il ne peut toutefois excéder 10 000 $ par enfant.

Par contre les politiciens du Québec se plaignent qu’on est aux prises avec l’un des plus faibles taux de croissance démographique au monde avec 1,43 enfant par femme (1986) pour les francophones, 1,37 enfant pour les anglophones et 1,66 enfant pour les allophones. En effet depuis 1970, l’indice de fécondité est tombé au dessous du taux requis pour le renouvellement des générations, soit moins de 2,1 enfants par femme.