25 février 2014

Deux poids deux mesures

La commission Charbonneau a comme mandat d’examiner l’existence de stratagèmes impliquant de possibles activités de collusion et de corruption dans l’octroi et la gestion de contrats publics dans l’industrie de la construction. Elle doit dresser un portrait de possibles activités d’infiltration de l’industrie de la construction par le crime organisé.
Mafia
Au début de la commission des témoins ont paradés à tour de rôle et confirmés que plusieurs paliers de l’administration municipal, des entrepreneurs, des firmes d’ingénieurs et possiblement la mafia ont détournés des sommes d’argent considérables durant au moins dix ans.

D’une part nous avons entendus et vus des Joe Borselino et Nicolo Milioto pratiquant l’omerta sans être trop dérangé par les procureurs et les commissaires. D’ailleurs, ils ont même affirmés sous serment qu’il ne savait pas ce qu’était la mafia ni la Cosa Nostra.

D’autre part depuis quelques semaines la commission épluche dans les micros détails les activités de la fédération des travailleurs du Québec (FTQ) et depuis quelques jours un interrogatoire musclé du témoin Bernard Gauthier.

Personnellement je trouve que la commission a mis beaucoup plus d’ardeur ou de zèle sur ce fier syndicaliste qui représente exceptionnellement les travailleurs de la côte nord que sur les témoins récalcitrants.