Depuis un certains temps on observe dans les médias sociaux que les comptes qui publient des dénonciations anonymes d’inconduites sexuelles se sont multipliés. Les fondateurs anonymes de ces comptes ont codés, pour la plupart, la gravité de ces allégations allant de simples propos déplacés (1) au viol (3).

La dénonciation qui a fait le plus de vague et qui a créée une onde de choc dans le milieu artistique est celle de Safia Nolin face à Marie-Pier Morin. Ayant peur du verdic populaire, fort de ses aveux ou excuses les nombreux commenditaires et médias qui l’embauchait l’ont catapulqué et reconnu coupable sans procès. Du jour au lendemain la vedette a tout perdu et est devenue une brebis galeuse.

J’ai un certain malaise avec la méthode anonyme employée pour dénoncer et juger certaines personnes sans preuve. À mon avis c’est une atteinte aux principes même de notre système de justice et à l’intégrité du citoyen. On incite le citoyen à se faire justice lui-même en brûlant sur la place publique quelqu’un sans procès et c’est une dérive inquiétante.

Ces dénonciations anonymes font de l’ombre aux vraies victimes qui demeurent dans l’ombre.