Québec, le 26 février 2012
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Des élections au printemps

Est-ce que le premier ministre Jean Charest a réussi à mettre la table à des élections printanières ou est-il à peaufiner son testament politique? À cet effet, depuis 2010 il s’active à régler les dossiers un par un comme s’il préparait quelque-chose. D’ailleurs son entente historique sur une convention collective en 2010 avec le front commun syndical a ouvert la porte à la signature de plusieurs autres conventions.

En effet après les médecins, les ingénieurs, les avocats et notaires, les policiers de la sûreté du Québec voilà qu’il vient de conclure une toute récente entente avec les centre de la petite enfance. En plus dans le tumulte provoqué par le dossier de l’exploration et l’exploitation du gaz de schistes le gouvernement du Québec avait accepté les recommandations BAPE en décrétant qu’aucun nouveau forage de gaz de schiste ne serait autorisé sans consultation publique. Son vire capot concernant l’enquête sur la corruption dans le monde de la construction.

Que dire maintenant de son plan nord improvisé lui permettant d’annoncer des centaines de millions de dollars pour la construction de routes dans le grand nord Québécois en s’éloignant de ce fait des vrais problèmes du Québec.

Est-ce que son pif habituel pour le déclenchement d’élection lui laisse entrevoir la possibilité d’obtenir un quatrième mandat?

Par contre à près de 10 ans de pouvoir Jean Charest ne peut pas dire que c’est la faute des autres comme il l’a fait depuis sa première élection. On pourra toutefois lui rappeler qu’il devait réinventer le Québec en promettant des baisses d’impôt pour tous et un bon milieu de vie mais il a plutôt brimé la population.

Ce fut d’abord la hausse de la TVQ de 8.5 à 9.5, l’augmentation de la taxe santé de $100 à $200, l’augmentation du permis de conduire de $87.25 à $88.75, hausse des frais d’immatriculation de $7.10, augmentation sans précédent des tarifs d’hydro, hausse du coût du congé parental, hausse des taxes sur les bouteilles de vin, nouvelle taxe sur l’essence, hausse des frais de scolarité.